Randonnée en Chine !

Comme pour conclure ce séjour, mon maitre se stage me propose d’organiser une rando avec notre groupe. Le dimanche suivant je me lève à 5 h 30 pour être frais et disco pour le rendez-vous à 6 h. Le docteur Duan n’est pas là, nous sommes sensés le récupérer à la gare.

 

En attendant, nous prenons notre petit déjeuner dans un bouiboui en face. Bol de spaghettis noyés dans la soupe accompagné de pains vapeur… évidemment, ça change du bol de Nesquik !



Notre bus est dans deux heures et tout le monde à l’air de trouver normal d’avoir pris une marge d’erreur aussi grande. Du coup je leur propose un café au macdo (désolé il n’y a que ça !). C’est marrant de voir que malgré que ce soit immonde et qu’en plus chaque gorgée est suivie d’une grimace, ils arrivent à me dire que c’est « very good ».

 

 Après avoir retrouvé notre docteur Duan qui panique au milieu du défilement des bus, nous montons dans un bus pour le Lao Shan. Il n’est pas sûr de lui et c’est difficile de trouver un sujet de discussion pendant l’heure de trajet.




Une fois sur place, nous tombons sur un groupe de randonneur en survêtement synthétique flashy. Notre pauvre docteur qui ne veut pas se tromper de chemin demande des infos pendant 30 minutes avant de tenter l’aventure… enfin 15 minutes plus tard nous sommes obligés d’appeler le numéro que nous avait donné ce chinois au cas où !

 

Du coup, nous nous intégrons à son groupe de rando qui est un troupeau de Chinois surexcités. En plus de mettre la musique de leur portable à fond, ils s’amusent lorsque toutes les 5minutes un gugusse crie un « héhoooo » pathétique pour voir s’il y a de l’éco ! Je ne rappelle pas sur le sentir avoir trouvé 1 mètre de piste sans un mouchoir ni un papier de barre vitaminé. Les Chinois randonnent pour se maintenir en forme et pas du tout pour s’isoler en pleine nature. Du coup il trouve surement normale de se retrouver à marcher en mode « on fait tous la queue » tout le long de la rando. Je suis en mode grognon !




 

3 h plus tard, nous voila à l’heure du déjeuner et pas encore au sommet ! Le docteur Duan subit difficilement la montée. Du coup, c’est délicat de l’attendre tout en évitant de lui faire perdre la face. Peut expert en la matière, Yu Lin me conseille : « Do not look at him ! »… Tout le monde est gentil avec lui, ils lui portent même son sac à dos.




Pour manger, ce n’est pas facile. Nous nous arrêtons sur une sorte de plateforme en béton où un million de Chinois chantent et dansent. Une sorte de kermesse improvisée ! Nous nous asseyons tous en rond à quelques cm de là. Je sors tout plein de bouffe que j’avais prise pour l’événement ! J’ai même fait mon François le français en amenant une bouteille de rouge. Malheureusement, tous mes verres en plastique sont fendus sauf un !


 


 

Tant de couleurs sur une table ça attire les convoitises ! Un belou qui se prenait pour notre guide de haute montagne depuis le début arrive et jette un pochon contenant un espèce de pain ultra seccos au milieu de notre ronde. Du coup, mes Chinois se sentent obligé de lui courir après pour qu’il s’assoie avec nous et se serve dans nos plats. C’est tout simplement le roi du monde, et du coup pas un mot d’anglais du repas. Il a le droit au seul verre non fendu et Dr Duan le supplie toutes les 5 minutes pour qu’il se resserve ! S’en suit systématiquement une interminable comédie : 15 minutes de « oui, mais non » qui finit sans suspens par un « bon d’accord ». Une fois le vin et la bouffe finie il repart content de son opération.

 

Nous, nous avons bu le vin dans des bouteilles plastiques et dans un berlingot de lait du café macdo ! À chaque fois que l’on veut boire en chine, il faut dire « gambé » trinquer avec tout le monde et boire cul sec… je vous laisse imaginez ce que cela donne pour le vin rouge ! J’ai encore une fois le droit à la grimace suivie du « very good ».



 

L’après-midi, le Dr Duan abandonne et descend en télécabine pour rentrer seul à Qingdao. Nous montons jusqu’au temple du sommet et après deux trois photos nous redescendons de la même manière. Pour rentrer, c’est un peu l’aventure, car tous les navettes et bus sont surchargés. Certains bus partent avec des portes qui se ferment sur les manteaux des gens.


 







Article ajouté le 2009-05-18 , consulté 17 fois

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