Week-end Shanghai !
Après 2 mois en Chine, je me suis fixé comme dernier objectif d’aller au moins faire un tour à « Shanghai ». Je reprends donc contact avec le Français que j’avais rencontré en auberge de jeunesse. Sébastien y fait des études de mandarin. Il me propose même de m’accueillir chez lui pour le weekend. Une semaine avant le départ j’envoie un mail au docteur Duan, histoire de le mettre au courant !Celui-ci commence par me féliciter à la chinoise pour le « hard work » des cours de français et me propose même de me payer le weekend end (avion+hôtel !!!)… Surpris, je n’accepte que le billet d’avion (100 € tout de même !) et 2 jours plus tard, il me donne en main propre les billets… Encore un geste que je n’explique pas !
Le jour J, je survole Qingdao pour la première fois sous un ciel dégagé ! 1 h plus tard, c’est la grisaille et la pluie de Shanghai qui m’accueillent… Après l’atterrissage, je suis le flot de voyageurs dans une file d’attente pour le… taxi ! Le système est bien rodé et les taxis s’alignent sur 8 rangées ! Une fois au chaud, je donne mon téléphone au chauffeur pour que Sébastien lui explique où me déposer. Le chauffeur n’a pas l’air content et je comprends après pourquoi. En sortant de l’aéroport, j’aperçois une file d’attente d’au moins 5 km de Taxi, il espérait surement mieux que le droppage à la station de métro la plus proche…
Le métro est quasi aussi moderne que celui de pékin à quelques années près. Je retrouve mon hôte 5 stations plus loin. Malgré la foule envahie l’immense station « people square », je repère le gaulois entre mille Chinois. Nous commençons par visiter la….. Française. Toujours sous un ciel gris, on retrouve le charme de cette France expatriée avec un peu la même architecture que j’avais aperçu dans le vieux Québec.
A chaque carrefour, il y a un bonhomme en chasuble de chantier qui veille à ce que les piétons ne traversent pas n’importe comment ! En cas de traversée illicite, on est rappelé à l’ordre à coup de sifflets dissuasifs. C’est la première fois que je vois ça en chine.
En chemin, Seb a cassé sa fermeture éclair de veste. Il demande à un chinois réparant un scooter s'il peut utiliser sa pince. Après 2 minutes d'échec, une horde de Chinois se penche sur le problème ! Une fois la barrière de la langue traversée les Chinois ont l'air. Certains disent que visiter la Chine sans parler chinois revient à voir un film sans le son ! On comprend l’idée, mais on passe a coté de plein de choses…

Après une petite balade, nous nous posons dans un bar à vin dont le manager est un de ses amis. Le bar est vraiment tranquille pour discuter du coup nous y passons pas mal de temps à l’abri des gouttes… Nous rentrons en ¾ d’heure de métro et 5 minutes de pousse-pousse à moteur. Dans un immense building, son appart est vraiment grand et la coloc à 3 est loin d’être à la mode chinoise. Un allemand et un autre français partagent l’appart !
Après un resto et quelques bières, nous voilà partis pour une soirée dans le centre. Malgré la proximité de l’appart par rapport à la Fac, aucun bar n’est vraiment dans le coin ! 50 Yuans de Taxi (~20minutes) sont nécessaire pour atteindre l’objectif ! Sur place, ça sent encore bien le gringo, mais ça va souvent avec ! Des Chinois postés avant l’entrée lancent des « hachisch, hachisch ! ». À l’intérieur, ce n’est pas exceptionnel, ça ressemble beaucoup à ces bars américains avec billard et néons à l’effigie de Coors.
Le lendemain, nous redécollons pour le centre (re-3/4 de métro). Cette fois, si nous marchons le long de la principale rue piétonne de Shanghai. Commerce à tous va, elle débouche sur le (Guomo ???). Ce coin carte postale de Shanghai est assez surprenant. D’un coup, on c’est un peu un entonnoir à touriste et aux marchants ambulants qui vont avec.
Connu pour ses bateaux sur éclairés et ses grattes ciel au bord de rivières, nous décidons de revenir la nuit tombée après une longue balade à travers la ville. Ce coup-ci, je reconnais une nouvelle fois les images que j’ai pu voir de Shanghai et le direct live fait toujours le même effet !
Le soir, c’est hot-pot même si c’est étrangement difficile à trouver à Shanghai. Après une soirée posée à l’appart, je m’endors une nouvelle fois sur le canapé au milieu du salon. Le dimanche est le jour du départ. Après deux trois visite de différents quartiers modernes de la ville, nous allons gouter une pinte dans un pub irlandais en jouant au billard et en regardant la coupe du monde de rugby à 7 !
Shanghai ne m’a pas laissé la même impression que Pékin. Peu de centres culturels, la ville est à l’image d’une ville moderne comme on peut imaginer Hong-Kong. Très lumineuse la nuit et des grattes ciels à perte de vue le jour, j’ai trouvé suffisant qu’un weekend fût largement suffisant pour en faire le tour.

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