Première semaine dans un backpacker !
Pour commencer cette nouvelle aventure, nous avions réservé une auberge de jeunesse à quelques minutes du centre (CDB) dans le quartier de West End. Le soir de notre arrivée, le réceptionniste nous met un petit suspens du genre « je n'ai pas votre réservation ni de chambre disponible »… Il est 1 h 45 du matin et nous entamons la 33ème heure de ce voyage ! Finalement, après 6 allers-retours pour vérifier si les chambres sont vides ou non, il nous trouve une chambre avec deux lits simples…Le lendemain, la lumière du jour révèle le côté un peu tropical de Brisbane, l'auberge est transpercée par des palmiers et autres végétations pas vraiment gauloises. Les 2 bâtiments sont des bâtisses en bois un peu à la mode « petite maison dans la prairie ». Ici ça sent quand même l'organisation industrielle du logement pour aventuriers à sac à dos. Les cuisines sont suréquipées (2 plaques de 9 bruleurs à gaz, 6frigos, 3 éviers…) et les règles de fonctionnement affichées un peu partout révèlent une certaine expérience.
Dans l'auberge, il y a donc beaucoup de gens en mode « working holiday visa ». Conséquence du succès de cette formule en France, il est très difficile de ne pas se sentir encore un peu à la maison… Dans l'auberge, 75 % des gens sont francophones. Ce rêve pour l'aventure en Van au pays du surf est un peu surfait une fois sur place. Victime de son succès, le mode de vie à la backpacker semble avoir son emprise sur l'économie du coin. Pour l'emploi, les véhicules ou les logements, tout est bien huilé ! Des petites annonces fleurissent un peu partout sur les murs de West end.
Parmi les jobs uniquement créés pour les backpackers qui cherchent à se faire un peu d'argent rapidement, il y a ces pseudoagences qui recrutent à coup d'annonces « recherchant francophone ». Il s'agit d'un recrutement de masse pour faire du porte à porte afin de mettre en place une pseudo arnaque bien préparée. Accents français accrocheurs, vous faites croire que vous êtes élève des « beaux arts » galérant loin de son pays. Bien sûr pour survivre, il ne vous reste plus qu'à vendre vos magnifiques tableaux… qui sont en fin de compte des belles séries « Made in china ».
Du coup, à l'auberge, il y a un espèce de troupeau de Français qui recrute et stagne dans les environs. Il y a l'air d'avoir une pseudo ambiance Club Med et au matin, les types ne se gène pas pour exposer à tue-tête leur soirée sous acides de la veille. Les premières nuits, ce n'était pas vraiment facile de se caller sur l'horaire local quand à 4 h du matin, un mec boguai tout seul sous notre fenêtre et répétait en boucle « listen, don't talk ! »

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